palais de tokyo, le programme


nouvelles du monde renversé
Nouvelles du monde renversé

News from the upside-down


SOLO /
actuellement / now :
MICHEL BLAZY
Post Patman
DEWAR & GICQUEL Granitoïd trans goa rascal Koï Koï,
Shimenawa Mamba, Original peruvian carpet and digital projects for musicians

DAVID NOONAN

archive / past :
JOE COLEMAN
TATIANA TROUV
É



PROJETS SPÉCIAUX /
actuellement / now :
ÉTATS (faites-le vous-même) / GROW YOUR OWN - un projet de Peter Coffin

archive / past :
MUSIQUE POUR PLANTES VERTES - un projet de Peter Coffin



MODULES /
actuellement / now :
ADRIANA GARCIA GALAN Programme de gouvernement
LONNIE VAN BRUMMELEN & SIEBREN DE HAAN
Monument en sucre

archive / past :
DAVID ANCELIN Avis de grand frais
CAMILLE HENROT King Kong Addition
KOKI TANAKA Setting Up and Taking Down
LUCAS ET JASON AJEMIAN
From Beyond
BERNADETTE GENÉE ET ALAIN LE BORGNE Unités élémentaires



JEUDIS /

à venir / soon :
Le bordel de Ledoux (reporté)

archive / past :
La caverne de l'antimatiEre en savoir plus...
La navigation fut toujours un art difficileen savoir plus...
Second Life en savoir plus...
From Beyond en savoir plus...
AntimatiEre en savoir plus...
Thanatotacticsen savoir plus...
Vie artificielle en savoir plus...
Antipodesen savoir plus...
Split-screenen savoir plus...
Jabberwockyen savoir plus...
boxon / noxoden savoir plus...
Doppelgangeren savoir plus...


SOLO /
JOE COLEMAN
01 FÉV - 11 MAR

Joe Coleman, vues de l'exposition / photos Marc Domage.


Un univers pictural obsessionnel qui croise folie, sainteté et serial killer
Artiste, performeur, musicien et acteur, Joe Coleman est une personnalité new-yorkaise incontournable. Jouant d’une obsession maladive et d’une fascination pour les tendances psychopathes, ses peintures denses et détaillées plongent le spectateur dans un univers gothique illuminé entre icônes culturelles de la violence, anti-héros et figures historiques. Plus que de simples portraits, ses oeuvres racontent la vie et la légende de leurs sujets (serial killers, détraqués, etc.) en y ajoutant des textes, des récits, et un labyrinthe de petites saynètes, rendant la lecture visuelle et textuelle chaotique malgré une composition très structurée et délicate. Sa peinture se présente à la frontière du malsain comme une autopsie de la condition humaine – privilégiant son versant violent ou dément – qu’il dissèque au scalpel à même le tableau.

Influencé autant par la peinture de la Renaissance, les enluminures du moyen-âge que par les « crime comics » des années 50, l’artiste remplace des images de saints par celles de personnages contemporains à la « sainte folie » trash. Son travail se situe dans la tradition de peintres comme Bosch, Bruegel, Grünewald, ou Goya, qui s’inspiraient aussi de la folie, du traumatisme ou de la souffrance. À cette sensibilité pour la perte et la peur humaine, Coleman ajoute une dimension d’humour ainsi qu’une intensité picturale qui tend vers l’hallucination.

Indian Larry, Glory of New York, War Triptych, Joe’s Fear of Disease, Big Bang, tels sont les titres des tableaux présentés par Joe Coleman pour sa première exposition au Palais de Tokyo. Un ensemble d’une vingtaine de tableaux très représentatifs de l’oeuvre de cet artiste autodidacte offre une introduction à cet univers nourri d’obsessions et d’excentricités. Mélangeant cultures populaires et religions, les images de la fête, de la guerre, du paradis et de l’enfer apparaissent comme les coordonnées extrêmes d’un monde joyeux mais hanté par la perversité.

Cette exposition est présentée en collaboration avec la Cartin Collection, Hartford, Connecticut, et est organisée par Steven Holmes. Depuis les années 80, Joe Coleman a exposé dans différentes galeries dans l’East Village à New York comme Limbo, Civilian Warfare et Chronoside. Son travail a également été présenté à l’American Visionary Art Museum, au Musée Jérôme Bosch, au Wadsworth Athenaeum de Hartford CT, ou encore au Centre d’art contemporain de Seattle. Joe Coleman s’occupe aussi de l’Odditorium, son installation muséale permanente remplie d’objets étranges et dérangeants dont des armes « vintage » ou des spécimens de taxidermie.

An obsessive pictorial universe embracing madness, holiness and serial killers
An artist, performer, musician and actor, Joe Coleman is a legendary New York figure. Playing with pathological obsession and a fascination for psychopathic tendencies, his dense and detailed paintings plunge viewers into an illuminated Gothic universe featuring cultural icons of violence, anti-heroes and historical figures. His works are more than simple portraits: they recount the lives and legends of their subjects (serial killers, the deranged, etc.) by adding texts, stories and a labyrinth of mini-scenes, rendering the reading of the images and text chaotic, all the while maintaining a highly structured and delicate compositional sense. His painting presents itself as an autopsy of the human condition – concentrating on its violent or demented side – which he dissects with a scalpel on the surface of a canvas.

Influenced in equal measure by Renaissance painting, medieval illuminations and crime comics of the 1950s, the artist replaces images of saints with contemporary figures of holy madness. His work exists in the tradition of painters like Bosch, Bruegel, Grünewald or Goya who were also inspired by madness, trauma or suffering. To this awareness of loss and human fear, Coleman adds a dimension of humour and a pictorial intensity that is almost hallucinatory.

Indian Larry, Glory of New York, War Triptych, Joe’s Fear of Disease, Big Bang: these are among the titles of the pictures Joe Coleman presents at his first exhibition at the Palais de Tokyo. A collection of twenty paintings by this self-taught artist provides an introduction to this world fed by obsessions and eccentricities. Mixing popular cultures and religions, the images of festival, war, paradise and hell seem like the extreme coordinates of a joyful world that is nonetheless haunted by perversity

This exhibition is presented in partnership with The Cartin Collection, Hartford, Connecticut and is curated by Steven Holmes. Since the 1980s, Joe Coleman had exhibited at various galleries in East Village in New York such as Limbo, Civilian Warfare and Chronoside. His work has also been shown at the American Visionary Art Museum, the Hieronymus Bosch Museum, the Wadsworth Athenaeum at Hartford, Connecticut, as well as the Seattle Contemporary Art Center. Coleman also maintains the Odditorium, his ongoing museum-like installation full of strange and disturbing objects including “vintage” weapons or taxidermy specimens.
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TATIANA TROUVÉ Double Bind
01 FÉV - 11 MAR

Tatiana Trouvé, vues de l'exposition / photos Marc Domage.


Une « double contrainte » sculpturale et architecturale qui trouble les logiques de perception
Dans une architecture couvrant une superficie d’environ 500 m², l’installation Double Bind de Tatiana Trouvé réunit un ensemble composite de sculptures – rochers recouverts de cadenas et de poids en cuivre, paysages de sel, «boîtes noires» d’espaces, objets hybrides –, jouant sur des décalages et des répétitions qui ne sont pas sans évoquer la fragmentation et l’effeuillage de l’espace et du temps par la mémoire. Un parcours «en contrarié» se construit progressivement, qui propose au visiteur une expérience destabilisante, comme une sorte de «double contrainte». Issu des théories de la communication, le «double bind» est une double injonction paradoxale qui plonge le sujet en situation de blocage mental, voire physique. Tatiana Trouvé crée ainsi un univers conditionné par la répétition et le déplacement des repères, au sein duquel chaque objet accorde à l’espace une dimension temporelle. Devant ces propositions visuelles, le visiteur est apparemment amené à faire un choix, mais il est avant tout contraint d’inventer de nouveaux systèmes d’orientation. «Double Bind» est une installation qui multiplie les hypothèses de parcours et trouble les logiques de la perception. Connaissant bien les espaces du Palais de Tokyo (projets en 2002 et 2006), Tatiana Trouvé confronte le visiteur à un dispositif sculptural et architectural d’une amplitude inédite.

La constitution d’un espace qui soit propre au développement des phénomènes psychiques, à leur déploiement dans le temps, est au coeur du travail de Tatiana Trouvé, depuis la création du Bureau d’Activités Implicites en 1997 (B.A.I.). Le B.A.I. est composé de Modules et de Polders. Les premiers sont des lieux de travail et de concentration dont on ne sait précisément si la fonction consiste à recenser ou à produire des pensées ou les traces de l’activité de l’artiste, comme si la genèse de l’oeuvre en constituait également l’horizon. Les seconds sont des espaces en réduction, énigmatiques, parce que composés d’éléments faisant référence à des univers hétéroclites : leurs changements d’échelles s’accompagnent systématiquement de la redéfinition d’une logique d’espace portant l’empreinte d’une expérience rêvée.

Tatiana Trouvé a participé à diverses expositions collectives comme Clandestins à la Biennale de Venise (2003), Configurations/Modèles modèles au MAMCO, Genève (2005) et au Printemps de septembre à Toulouse (2006). Elle a par ailleurs réalisé plusieurs expositions monographiques, notemment au CAPC, Bordeaux. Elle prépare également deux importantes expositions personnelles au MAC/VAL, Vitry-sur-Seine et à la Villa Arson, Nice en 2007.

A sculptural and architectural “double bind” that disturbs our logic of perception
In a structure covering a surface area of approximately 500 sq. m., Tatiana Trouvé’s installation Double Bind brings together a composite collection of sculptures – rocks covered with padlocks and copper weights, landscapes made from salt, spaces consisting of “black boxes”, hybrid objects – playing on discrepancies and repetitions that conjure up the way memory fragments and flicks through space and time. She gradually establishes a “contradictory” path, offering visitors a destabilising experience, like a sort of “double bind”. The “double bind”, a concept that comes from communication theories, is a paradoxical double injunction that plunges the subject into a state of mental block, or even physical paralysis. Thus Tatiana Trouvé creates a universe determined by the repetition and displacement of reference points, a world within which each object gives a temporal dimension to space. Viewers of the work are seemingly led to make a choice, but first and foremost they are constrained to invent new systems for finding their bearings. Double Bind is an installation that offers many potential routes and disturbs our logic of perception. Following Polders in 2002 and her participation in the exhibition Notre histoire… in 2006, this is the third time Tatiana Trouvé’s work has been presented at the Palais de Tokyo, and she confronts visitors with a sculptural and architectural construct of staggering dimensions.

Constituting spaces conducive to the development of psychological phenomena and their deployment in time has been central to the work of Tatiana Trouvé ever since she created the Bureau d’Activités Implicites (B.A.I.) (Office of Implicit Activities) in 1997. The B.A.I. is composed of Modules and Polders. The former are places of work and concentration: we do not quite know if their function is to identify or produce thoughts, or if they contain the traces of the artist’s activity, as if the genesis of the work also constituted its horizon. The latter are reduced-size spaces, enigmatic because they are composed of elements referring to heterogeneous universes: their changes in scale are systematically accompanied by the redefinition of a logic of space bearing all the marks of an oneiric experience.

Tatiana Trouvé has contributed to various collective exhibitions such as Clandestins at the Venice Biennale (2003), Configurations/Modèles modèles at the MAMCO in Geneva (2005) and Printemps de septembre in Toulouse (2006). In addition she has had several solo exhibitions, including the CAPC in Bordeaux. She is currently preparing two major solo exhibitions to be held in 2007 at the MAC/VAL in Vitry-sur-Seine and the Villa Arson in Nice.
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MICHEL BLAZY Post Patman
01 FÉV - 06 MAI

Michel Blazy, détails de l'exposition / Court. Art : Concept, Paris, photo : Marc Domage.


Une exposition engendrée par prolifération organique
Michel Blazy est un artiste de l'incontrôlable. Evolutions instables et altérations biologiques donnent forme à un univers plastique mutant dont le temps est un acteur de premier plan. Pour Post Patman l'artiste part de son œuvre Patman présentée dans la précédente exposition du Palais de Tokyo, 5'000'000'000 D'ANNÉES. Tout au long de ce nouveau projet, il modifie et nourrit régulièrement les œuvres, intervenant ainsi dans le processus même de l'exposition.

Michel Blazy travaille avec le vivant. Il le place au centre de son travail d'artiste et le laisse « faire son œuvre ». Dispositifs évolutifs et installations éphémères lui permettent d'explorer la prolifération incontrôlée de micro-organismes dont les transformations et changements d'état sont autant de moments nécessaires à l'activation de l'œuvre et à son développement, au sens le plus concret du terme. Bâtisseur d'univers aléatoires et fragiles, Michel Blazy aime manipuler les matières, tenter d'en contrôler disparition et transformation ou, bien au contraire, en être entièrement dépendant. Les micro-événements que l'aventure suscite sont essentiels aux déploiements du parcours : germinations souhaitées ou accidentelles, dessiccations et altérations des matières, moisissures et pourrissements microscopiques, dégradations des surfaces, dégénérescences, transmutations, décrépitudes des formes, toutes ces énergies fébriles du vivant sont revendiquées par l'artiste comme autant d'opérations essentielles à l'élaboration de l'œuvre.

Le vivant ne se conçoit pas sans de multiples énergies mortifères, métamorphoses et nombreuses étrangetés. Les œuvres de l'artiste intègrent cette complexité qui se déploie avec toutes ses ambiguïtés, son caractère parfois inquiétant, voire repoussant. Araignées, peau de bête, trophée de chasse, champignon atomique, squelettes… autant de sculptures en matières comestibles qui forment un étrange bestiaire, un cabinet de curiosités paradoxales.

Statique sous un certain angle, le travail de l'artiste est en réalité habité par une multitude d'infimes mouvements qui ne cessent de faire et de défaire les formes à chaque instant, déroutant les catégories de la perception, aussi bien que celles du monde de l'art. Une exposition de Michel Blazy s'appréhende dans la durée, dans la mise en relation des différents moments, dans la lecture des liens entre les cycles successifs. Pour le Palais de Tokyo, l'artiste propose un projet qui se construit pas à pas, dans le temps et dans l'espace. Laboratoire permanent dans lequel seront installées ses expériences, le lieu prend forme lentement, sous le contrôle permanent de l'artiste. L'observation des bouleversements, la participation des sens, la transformation des espaces, chacun de ces éléments est une étape essentielle au déchiffrage de l'ensemble, tel une suite d'instantanés d'une histoire sans fin dont, par des alchimies incertaines, l'artiste nous livre une lecture inspirée.


An exhibition born out of organic proliferation.
Michel Blazy is an artist of the uncontrollable. Unstable developments and biological alterations give rise to a changing plastic universe in which time is a leading player. For Post Patman the artist begins with his work Patman, which was on view in the Palais de Tokyo’s preceding exhibition 5’000’000’000 YEARS. Throughout this new project, the artist regularly alters and nourrishes the works, thus intervening within the process of the exhibition itself.

Michel Blazy works with living matter. He places it at the centre of his artistic output and lets it “do its work”. Evolving arrangements and ephemeral installations enable him to explore the uncontrolled proliferation of micro-organisms whose metamorphoses, transformations and changes of state are all factors necessary to the activation and development of the work – development understood in its most concrete sense.

A builder of random, fragile universes, Michel Blazy likes to manipulate materials, to attempt to control their disappearance and transformation, or on the contrary to be completely dependent on them. The micro events to which the adventure gives rise are crucial to the unfolding journey: instances of intentional or accidental germination, of the desiccation and decline of materials, of microscopic molds and rots, of the deterioration of surfaces, of the degeneration, transmutation or decrepitude of forms – all these febrile energies of living matter are claimed by the artist as operations crucial to the elaboration of the work.

Living matter is inconceivable without multiple mortiferous energies, metamorphoses and a great many oddities. The artist’s works integrate that complexity, which unfold with all its ambiguities, and its sometimes disturbing, even repulsive character. Spiders, an animal skin, a hunting trophy, an atomic mushroom, skeletons… all sculptures made of edible materials that form a strange bestiary, a cabinet of paradoxical curiosities. Static if viewed from a certain angle, the artist’s work is in fact inhabited by a multitude of minute movements that constantly at every instant make and unmake forms, disconcerting our categories of perception, as well as those of the art world.

An exhibition by Michel Blazy is experienced over time, by interrelating different moments, and by reading the links between the successive cycles. For the Palais de Tokyo, the artist is offering a project that is constructed step by step, in time and space. A permanent laboratory in which his experiments are installed, the place takes shape slowly, under the constant supervision of the artist. Observation of the upheavals, participation by the senses, transformation of the spaces, each of these elements will be a crucial stage in decoding the whole, like a succession of snapshots of a story with no end: by means of alchemies with an uncertain outcome, the artist gives us an inspired reading of that story.
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DAVID NOONAN
22 MAR - 06 MAI

David Noonan , vues de l'exposition / photos Marc Domage. Court. David Kordansky Gallery.

Hiboux, ombres chinoises, maisons abandonnées et autres accidents de la mémoire
Artiste d’origine australienne basé à Londres, David Noonan produit des oeuvres mêlant film, peinture, sérigraphie, photographie, sculpture, installation, et collage. Hiboux, ombres chinoises, maisons abandonnées, marionnettes indonésiennes, cultes et contre-cultures inquiétants et démantibulés, nourrissent un univers qui s’inspire d’anciens rituels traditionnels et de mythologies folkloriques ainsi que du monde plus sinistre de l’occulte. Ses images ressemblent à des silhouettes, visibles seulement en partie, suspendus hors d’un temps, d’un lieu, ou même d’une couleur précise. L’ambiance est souvent sombre, mais on y trouve une sensibilité délicate et poétique qui se sert des glissements et accidents de la mémoire pour proposer un anonymat captivant : comment est-ce que nous nous souvenons de ce que nous comprenons seulement à moitié ?

Pour sa première exposition personnelle en France, David Noonan présente au Palais de Tokyo un ensemble de pièces nouvelles et récentes.

David Noonan a présenté son travail dans des expositions personnelles à David Kordansky Gallery, Los Angeles (2006) ; HOTEL, Londres (2005) ; Foxy Production, New York (2004) ; ou Roslyn Oxley9 Gallery, Sydney (2002, 2003, 2005), et le Monash University Museum of Art à Melbourne a présenté l’exposition David Noonan : Films and Paintings 2001-2005 en 2005. Il a participé à des expositions collectives à la Tate Modern, Londres (2006) ; PBICA, Palm Beach, FL (2005) ; The Metropolitan Museum of Photography, Tokyo (2004) ; Tate Britain, Londres (2003) ; Museo Nacional Centre de Arte Reina Sofia, Madrid (2002) ; Istanbul Biennial (2001) ; et Witte de With, Rotterdam (1999).

Ce projet bénéficie du soutien du gouvernement australien grâce à l'Australia Council.


Owls, shadow-plays, abandoned houses and other memory glitches
An Australian artist based in London, David Noonan combines film, painting, silkscreen, photography, sculpture, installation, and collage. Owls, shadow-plays, abandoned houses, Indonesian puppets, cults and counter-cultures, each turned into deconstructed fragments, inform a universe that is inspired by ancient traditional rituals and folkloric mythologies as well as by the more sinister world of the occult. His images are like silhouettes, visible only in part and suspended outside of a clearly identifiable time period, place, or colour. The atmosphere is often sombre, but maintains a delicate and poetic sensibility that makes use of the porous and accidental nature of memory to propose an engaging anonymity: how do we remember that which we only partly understand?

For his first exhibition in France, David Noonan presents a group of large new silkscreens , new collages, as well as a selection of recent silkscreens, collages, gouaches, and sculpture. The new works, most of which are more than 3 by 2 meters in size, feature images silkscreened on linen or directly onto birch plywood. While his sources are anonymous, the artist focuses on scenes of ritualistic gatherings, theatrical role-playing, or masked figures. Although making use of a 1970s aesthetic, the works remain too out-of-focus, storyless, and ambiguous to become nostalgic or historical. In creating composites of found photographs juxtaposed on top and inside of each other, Noonan uses a visual language that confuses narrative with abstraction and that allows people to become patterns, and vice-versa.

At the Palais de Tokyo, the artist conceives a site-specific display system that merges space, sculpture, and surface, adding yet another dimension to his practice. In a gallery measuring more than 300 square meters, an arrangement of fabric-covered panels and wooden support structures creates a system of wall fragments and an architecture of interruptions, déjà-vu's, and physical silhouettes. The flattening process that occurs in the artist's image-collaging is ultimately reversed, and the ghost-like protagonists of his invisible play are brought back into real space via this system of stand-alone props. With a newfound site-specificity and consideration of architectural constructs, this exhibition allows Noonan to extend his practice to new territories and experiment with a more complex tension between surfaces, images, and how they inhabit places.

David Noonan has presented his work in solo exhibitions at David Kordansky Gallery, Los Angeles (2006) ; HOTEL, London (2005) ; Foxy Production, New York (2004) ; or Roslyn Oxley9 Gallery, Sydney (2002, 2003, 2005), and the Monash University Museum of Art in Melbourne presented David Noonan : Films and Paintings 2001-2005 in 2005. He has participated in group shows at Tate Modern, London (2006) ; PBICA, Palm Beach, FL (2005); The Metropolitan Museum of Photography, Tokyo (2004) ; Tate Britain, London (2003) ; Museo Nacional Centre de Arte Reina Sofia, Madrid (2002) ; Istanbul Biennial (2001) ; and Witte de With, Rotterdam (1999), among others.

This project has been assisted by the Australian Government through the Australia Council, its principal arts funding and advisory body. Special thanks to Foxy Production, HOTEL, David Kordansky Gallery, Roslyn Oxley9 Gallery, Uplands Gallery, and the lenders to the exhibition.

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DEWAR & GICQUEL
Granitoïd trans goa rascal koï koï, shimenawa mamba,
original peruvian carpet and digital project for musicians

22 MAR - 06 MAI

Dewar & Gicquel , vues de l'exposition / photos Marc Domage. , Court. galerie Loevenbruck, Paris, photo Marc Domage.

Sculptures, tuning, hand made, ready made et haiku…
Tandem de sculpteurs insolites, Daniel Dewar & Grégory Gicquel cultivent l’art du télescopage allié à une conception à la fois populaire et hybride de l’oeuvre d’art. Depuis la présentation de leur scierie portative Echo PPK, et des différents objets «fait main» - chaussures Nike, cadre de vélo BMX - le travail de Daniel Dewar et Grégory Gicquel s’est progressivement déplacé vers d’autres territoires, d’autres univers formels tout en restant attaché à la pratique de la sculpture et à la production des «ready-hand-made». Comment concevoir une œuvre à la fois artisanale et industrielle, artistique et design, pop et conceptuelle ? Ce sont toutes ces questions que le duo français semble vouloir se poser n’hésitant pas à multiplier les références au monde des loisirs populaires comme la pêche, le surf, le tuning et le skate. La culture japonaise du 19ème siècle semble également source d’inspiration dans leur démarche à l’image de certains titres de leurs oeuvres sous forme de courts poèmes/haiku La couleur vert détachée de la montagne suit le mouvement de la truite prise (Sekite Hara), titre d’une de leur sculpture-totem improbable associant bois et laine. Ainsi, à travers un univers à la fois ludique, conceptuel, narratif et proche de la sciencefiction, Daniel Dewar et Grégory Gicquel parviennent à créer des histoires entre un éléphant et une geisha, une voiture et un piercing ou encore un collier de perles et des casques de moto, bouleversant à cette occasion les codes de la sculpture contemporaine.

Daniel Dewar et Grégory Gicquel collaborent depuis leurs études aux Beaux-Arts de Rennes. Leur travail a déjà été exposé au Frac Pays de Loire, à la Galerie Edouard Manet à Gennevilliers, à 40 M CUBE à Rennes et plus récemment aux Instants Chavirés dans le cadre de la Biennale de Seine Saint Denis. L’exposition au Palais de Tokyo est leur première exposition personnelle dans une institution parisienne.

Sculptures, tuning, hand-mades, ready-mades and haikus…
A duo of unusual sculptors, Daniel Dewar & Grégory Gicquel cultivate the art of telescoping allied with a popular and hybrid conception of the work of art. Since they presented their portable sawmill Echo PPK, and various “hand-made” objects – Nike shoes, a BMX bicycle frame – the work of Daniel Dewar and Grégory Gicquel has gradually shifted towards different areas, different formal worlds, while remaining attached to the practice of sculpture and the production of “ready-hand-mades”. How is it possible to come up with a work that involves both craftsmanship and industry, art and design, pop and conceptual art? These are the questions the two Frenchmen seem to ask, not hesitating to use multiple references to the world of popular hobbies such as fishing, surfing, car tuning/styling and skating. Nineteenth-century Japanese culture also serves as a source of inspiration in their approach, reflected in some of the titles of their works that come in the form of short poems, or haikus: La couleur vert détachée de la montagne suit le mouvement de la truite prise (Sekite Hara) [The silhouetted green of the mountain follows the movement of the caught trout] is the title of an improbable totemic sculpture combining wood and wool. Thus through a universe that is simultaneously conceptual, narrative and close to science-fiction, Daniel Dewar and Grégory Gicquel succeed in creating stories involving an elephant and a geisha, a car and a piercing or even a pearl necklace and motorbike helmets, overturning the codes of contemporary sculpture in the process.

Daniel Dewar and Grégory Gicquel have collaborated since studying together at Art College in Rennes. Their work has already been exhibited at Frac Pays de Loire, the Galerie Edouard Manet in Gennevilliers, 40 M CUBE in Rennes and more recently at Instants Chavirés in the context of the Seine Saint Denis Biennial. The exhibition at the Palais de Tokyo is their first solo exhibition at a Paris institution.
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PROJETS SPÉCIAUX /
ÉTATS (faites-le vous-même)
GROW YOUR OWN
par / by Peter Coffin

01 FÉV - 06 MAI

Drapeaux de micronations, nations-concepts et nations-maquettes, photo Marc Domage.

> détails des micronations / details about the micronations


Une exposition sur les micronations, les nations-concepts et nations-maquettes
Organisée par l’artiste Peter Coffin, ÉTATS (faites-le vous-même) est une exposition qui réunit un large choix de micronations, états souverains et indépendants, nations-concepts, mouvements de sécessions et autres. Tous se présentent comme une réponse créatrice au climat politique global. Peter Coffin s ’est intéressé à ce sujet lorsqu’il a fondé sa propre nation indépendante en 2000 et a commencé à faire des recherches sur des projets similaires partout dans le monde. ÉTATS (faites-le vous-même) est une version nouvelle et élargie de l’exposition de Peter Coffin, réalisée avec Robert Blackson, sur le même sujet en 2005 à New York : We Could Have Invited Everyone (« On aurait pu inviter tout le monde ») à la galerie Andrew Kreps.

Les micronations sont des pays (souvent sans terre) conçus par des artistes, des excentriques, des mécontents politiques ou des égocentriques. Incluant le plus souvent le concept de monde parallèle, ces micronations entremêlent l’imaginaire, l’artistique, le réel ainsi que des motivations aussi variées que la répugnance à payer des impôts, un amour immodéré des titres royaux ou même le simple désir de créer une nouvelle civilisation. Distincte d’une exposition à thème, ÉTATS (faites-le vous-même) est un projet d’artiste qui se concentre sur un phénomène qui croise art, politique, anarchie et fiction de manière indiscernable. Les gouvernements, les sociétés et les artistes impliqués ont tous créé divers signes de reconnaissance (langues, devises, constitutions, drapeaux et tous les symboles nécessairesà l’établissement de leur souveraineté). Sont ainsi présentés des projets d’artistes reconnus au niveau international (Michael Ashkin, IRWIN, Gregory Green ou Atelier van Lieshout) ainsi que des uniformes (Allison Smith), une machine à sous (State of Sabotage), des cartes (Kingdoms of Elgaland-Vargaland), des hymnes nationaux (Empire of Aerica), des films documentaires, des portraits de rois et reines pris pendant un sommet de micronations, des drapeaux, passeports, timbres, pièces de monnaies ou lettres de citoyenneté d’une quarantaine de nations dont l’Empire d’Atlantium, la Principauté de Sealand, ou le Royaume de Pinsk. Des candidatures de citoyenneté et de naturalisation peuvent être déposées à l’occasion de l’exposition.

An Exhibition about Micronations, Model and Concept Nations
Organized by the artist Peter Coffin, Grow Your Own is an exhibition bringing together a wide selection of micronations, sovereign independent states, concept nation states, and secession movements. All are presented as a creative response to a global political climate. Coffin’s interest in this subject began in 2000 when he initiated his own independent nation and began collecting information about other such projects around the world. Grow Your Own is a newly expanded version of the exhibition on the same subject Peter Coffin curated in 2005 at the Andrew Kreps Gallery in New York in conjunction with Robert Blackson: We Could Have Invited Everyone.
Micronations are countries (often without territories) conceived by artists, eccentrics, malcontents or egocentrics. These merge the imaginary, the artistic and the real in their embrace of a parallel world, motivated by artistic and conceptual concerns, a dislike for paying taxes, an immoderate love of royal titles, or even the simple desire to create a new civilization. Not a thematic group exhibition, Grow Your Own is an artist project that blurs any ability to distinguish between art, politics, anarchy and fiction. The governments, societies and artists involved have created various recognizable symbols that range from seals, anthems, languages, mottos, constitutions, flags and all the icons with which they establish their sovereignty. Thus projects by artists with international reputations (Michael Ashkin, IRWIN, Gregory Green or Atelier van Lieshout) are presented along with uniforms (Allison Smith), a coin-making machine (State of Sabotage), maps (Kingdoms of Elgaland-Vargaland), national anthems (Empire of Aerica), documentary films, portraits of kings and queens from a micronations summit, flags, passports, stamps, coins or letters of citizenship from some forty nations including the Empire of Atlantium, the Principality of Sealand, or the Kingdom of Pinsk. Applications for citizenship and naturalisation can be completed and filed by exhibition visitors.
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MUSIQUE POUR PLANTES VERTES
MUSIC FOR PLANTS
par / by Peter Coffin

01 FÉV - 11 MAR

Vue du projet/ Court. Andrew Kreps Gallery New York, photo Marc Domage.

Une serre pour plantes vertes, des concerts de musique expérimentale…
Pour Musique pour plantes vertes, l’artiste Peter Coffin présente sa pièce Untitled (Greenhouse) (2002), une serre grandeur nature installée dans les espaces du Palais de Tokyo, et convie des musiciens de renom à jouer pour les plantes. La serre en polycarbonate est remplie de plantes en tous genres éclairées par des lampes halogènes. L’oeuvre est non seulement un lieu de culture pour les plantes, mais aussi un lieu de concert : parmi la végétation, on découvre une sono, une guitare électrique, des amplis, des micros, etc. Le public est invité à entrer dans la serre et peut jouer de la musique pour les plantes. Plusieurs fois par semaine, Untitled (Greenhouse) accueille un musicien de la scène expérimentale qui tente de communiquer avec les plantes. Certaines preuves scientifiques montrent déjà que les plantes n’y sont pas insensibles. Le but de ce projet artistique ne se trouve cependant pas dans une validation de théories scientifiques mais dans la mise en place d’un dialogue entre différentes formes de vie et la création d’un lieu où existe un engagement direct et régulier mais aussi intuitif et improvisé avec les plantes.

A greenhouse for plants and for live interventions by experimental musicians
For Music for Plants, the artist Peter Coffin presents his work Untitled (Greenhouse) (2002), a full-sized greenhouse installed at the Palais de Tokyo, and invites musicians to come and play for the plants. The polycarbonate greenhouse is filled with various types of plants illuminated by halogen grow lights. More than a place for plants to grow, Untitled (Greenhouse) also functions as a concert venue: dispersed within the vegetation is a sound system, an electric guitar, a keyboard, speakers, microphones, etc. The public is invited to enter the greenhouse and play music for the plants. Several times per week, Untitled (Greenhouse) welcomes a musician from the experimental scene who attempts to communicate with the plants. While scientific proof showing that the plants are reactive to music does in fact exist, this artistic project does not seek to validate scientific theories, as much as it establishes a creative dialogue between different forms of organic life and creates a site for a direct and ongoing engagement with plants that is intuitive, improvised, and undetermined.

Pour connaître la programmation
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MODULES /
DAVID ANCELIN
Avis de grand frais
01 FÉV -
25 FÉV
david ancelin
Détail / Court. Artiste, photo Marc Domage.

David Ancelin, jeune artiste français, crée un répertoire de formes multiples, parfois mécaniques, souvent hors d’état de nuire. Son univers décalé et humoristique nous place face à la solitude d’objets abandonnés, sous forme de rencontres plus ou moins incongrues : bouée et béton, casque de moto et perles, etc. Autant de dialogues improbables qui, du feutre à la sculpture en passant par la sérigraphie, créent l’amorce d’histoires qui restent à inventer. David Ancelin présente au Palais de Tokyo Avis de grand frais, une installation rurale d’intérieur. Cette oeuvre sous forme d’accident manipulé est créée par la relation hors normes d’un motoculteur (appareil agricole servant à retourner la terre) datant de 1949 avec un sol de tomettes anciennes… faites de terre cuite. OEuvre d’art qui semble avoir échappé au contrôle de l’artiste, Avis de grand frais trace un sillon ouvert à de multiples interprétations. David Ancelin a participé à plusieurs expositions collectives, dont L’Egosystème au Confort Moderne (Poitiers, 2006) et L’Icone au Dojo (Nice, 2005) ; il a également bénéficié d’une exposition personnelle à l’Espace Diderot (Nantes, 2006).

David Ancelin creates a repertory of multiple forms, sometimes mechanical, often no longer in working order. His offbeat, humorous universe confronts us with the loneliness of abandoned objects, bringing together varying incongruities: a buoy and concrete, a motor-cycling helmet and beads, etc. From felt sculpture to silk-screens, his works create unlikely catalysts for stories that remain to be invented.At the Palais de Tokyo, Ancelin presents Avis de grand frais, a rustic indoor installation. A rotary tiller (anagricultural tool used to turn the soil) dating from 1949 disrupts a floor made of terra-cotta tiles, creating an unlikely accidental collision between earth, man, and machine. A work of art that seems to have escaped the artist’s control, Avis de grand frais ploughs a furrow open to many interpretations. David Ancelin presented a one-person exhibition at the Espace Diderot (Nantes, 2006) and participated in group exhibitions such as L’Egosystème at the Confort Moderne (Poitiers, 2006) and L’Icone at the Dojo (Nice, 2005).
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CAMILLE HENROT King Kong Addition
01 FÉV - 25 FÉV

Camille Henrot, King Kong Addition, 2007 / Court. Artiste.

Passionnée de cinéma, Camille Henrot manipule l’univers et les codes de la matière cinématographique comme d’autres utilisent le bois ou la peinture. Réalisant rarement ses propres films, elle préfère intervenir sur ceux des autres par l’utilisation de divers processus : dessin, grattage sur la pellicule ou collage. Chacune de ces techniques permet de faire surgir ombres, lumières ou fantômes et de démultiplier l’oeuvre sous forme de photos, dessins, films ou installations. Camille Henrot s’approprie ainsi le cinéma populaire pour le ramener dans le champ de l’expérimentation avec poésie et imagination. Pour le Palais de Tokyo, Camille Henrot, propose un projet inédit : King Kong Addition. Ni remake ni détournement, cette version de King Kong permet tout simplement de regarder en superposition trois versions du film hollywoodien (1933, 1976 et 2005). OEuvre mythique, King Kong est avant tout un film sur le cinéma et pour le cinéma. Le résultat de cette addition mathématique produit un film troublantà l’image noircie parfois illisible, dont l’opacité fait véritablement «écran», un écran sur lequel peuvent se projeter tous les fantasmes. De cette jungle d’images sombres ne se détachent plus que les deux figures principales du film : le gorille et le personnage féminin. King Kong émerge de cette obscurité et résiste au brouillage visuel. Il demeureégalement la figure à laquelle le spectateur refuse de cesser de croire, cette figure monumentale que le cinéma ressuscite périodiquement. Révélée par l'exposition J'en rêve à la Fondation Cartier, Paris, Camille Henrot développe depuis lors une carrière nationale et internationale. Elle a récemment participé à la Biennale des nouveaux médias, Version animée, au Centre pour l'Image contemporaine à Genève ainsi qu'à la Nuit Blanche 2006 à Paris. En 2005, son travail a été présenté, entre autre, à la galerie Dominique Fiat, à l'Atelier du Jeu de Paume à Paris, et au Hara Museum à Tokyo.

Camille Henrot is a passionate cinema lover and handles the universe and codes of cinematographic material as others do wood or paint. She seldom directs her own films, preferring to intervene in films made by other people using a variety of procedures: drawing, scraping on the film, or collage. Each of these techniques makes it possible to conjure up shadows, lights or ghosts and relay the work in the form of photographs, drawings, films or installations. Camille Henrot thus appropriates popular cinema, using poetry and imagination to bring it back into the experimental field. For the Palais de Tokyo, Camille Henrot is showing a project that has not been seen before: King Kong Addition. Neither a remake nor a misappropriation, this version of King Kong simply makes it possible to look at three versions of the Hollywood film (1933, 1976 and 2005) overlaid over one another. A legendary work, King Kong is first and foremost a film about the cinema and for the cinema. The end result of this mathematical addition is a disturbing film with blackened, sometimes illegible images, the opacity of which makes it truly a “screen”, a screen on to which any and every fantasy can be projected. Only the two main figures in the film now stand out from this jungle of dark images: the gorilla and the female character. King Kong emerges from this obscurity and withstands the visual confusion. He also remains the figure spectators refuse to stop believing in, that monumental figure the cinema periodically resuscitates. First discovered in the exhibition J'en rêve at the Fondation Cartier, Paris, Camille Henrot has since developed a national and international career. She recently participated in the new media Biennial Version Animée at the Centre pour l'image contemporaine in Geneva as well as the Nuit Blanche 2006. In 2005, her work was presented, among other places, at the Galerie Dominique Fiat, the Atelier du Jeu de Paume in Paris, and the Hara Museum in Tokyo.
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KOKI TANAKA Setting Up and Taking Down
01 MAR - 01 AVR

Koki Tanaka
, vues de l'exposition / photos Marc Domage.

Du papier toilette flottant au vent du ventilateur, des pigeons picorant du caviar dans la rue, du Coca-Cola s'écoulant infiniment d'une canette, des chaussures tombant dans les escaliers les unes après les autres, etc. Les vidéos de Koki Tanaka explorent l’ordinaire et construisent des situations à la fois burlesques et subversives. Jouant sur les lois de la physique, de la temporalité et de la performance, l’artiste tente de démultiplier le potentiel des objets de notre quotidien. Pour le Palais de Tokyo, Koki Tanaka a conçu un projet spécifique, imaginant l'entrée du module comme un trou par lequel on aurait lancé une boule de bowling. A la place des quilles, il dispose des chaises, une poubelle, une étagère... autant d’éléments collectés au sein du Palais de Tokyo (réserves, bureaux, etc.) intégrés dans l’espace du module et renversés par la boule de bowling. Au milieu des ameublements dispersés, qui sont autant de vestiges de la performance, une vidéo retrace l’événement initial, incluant dans l’oeuvre la trace de son propre passé. Koki Tanaka a participé à nombre d'expositions telles que La Biennale de Taipei (2006), La Triennale de Echigo-Tsumari (2006), et The Door into Summer : the Age of Micropop à l'Art Tower Mito (2007) au Japon. Il était l'un des résidents du Pavillon, unité pédagogique du Palais de Tokyo en 2005-2006.
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Toilet paper floating in the ventilator draft, pigeons pecking caviar on the street, Coca-Cola flowing endlessly from a can, shoes falling down staircases one pair after another, etc.: the videos of Koki Tanaka explore ordinariness and construct situations that are burlesque and subversive at once. Playing with the laws of physics and the notion of infinite time, the artist tries to enhance the potential of objects encountered in our everyday lives. Koki Tanaka has designed a special project for the Palais de Tokyo, conceiving the entrance into the gallery as a hole through which someone has thrown a bowling ball. Where the bowling pins should be, he has arranged items he collected from within the Palais de Tokyo (storerooms, offices, etc.): chairs, a waste-paper basket, a set of shelves, among others. These elements are integrated into the gallery space and knocked over, as if struck by the bowling ball. In the midst of the scattered pieces of furniture—remnants of his performance— is a video that retraces the initial event, thereby imbibing the work with the story of its own past. Koki Tanaka has taken part in many exhibitions such as the Taipei Biennial (2006), the Echigo-Tsumari Art Triennial (2006), and The Door into Summer: the Age of Micropop at the Mito Art Tower (2007) in Japan. In 2005-2006 he was one of the residents at Le Pavillon, the study program attached to the Palais de Tokyo.

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LES FRÈRES AJEMIAN From Beyond
01 MAR - 01 AVR

Lucas Ajemian, From Beyond, 2006 / Vue d’installation, galerie Kirkhoff, Copenhague.

Lucas Ajemian a transcrit avec l’aide de son frère, Jason Ajemian, joueur de jazz, la partition du morceau Into the void de Black Sabbath (1971) à l’envers. La chanson sera jouée par un orchestre de chambre le 1er mars au Palais de Tokyo. La vidéo de la performance sera ensuite projetée à l’envers et à l’endroit dans l’espace du module pendant un mois. En plus de la vidéo, la partition imprimée sur du plexiglas, fixé sur du papier phosphorescent, et la pochette originale de Black Sabbath badigeonnée d’IKB seront exposés, en référence au travail de Klein sur le vide. Le projet relaie les nombreuses accusations faites à l’encontre du Heavy Metal, notamment celle de corrompre la jeunesse en diffusant des messages sataniques cryptés. En rejouant Black Sabbath pour un orchestre de chambre, Lucas Ajemian fait se télescoper musique sacrée et musique profane. Into the void [Dans le vide] décrit un mouvement d’élévation, au-dessus de la matière et de l’aliénation, vers un nouveau monde de liberté. Le vide purifie le voyageur et le délivre de ses attaches. En chantant la chanson à l’envers, Lucas Ajemian amplifie ce sentiment de détachement en s’affranchissant du langage et du signifié. Le son créé, incompréhensible, forme un nouveau dialecte musical, qui donne à l’original une dimension réflexive nouvelle et inattendue. From Beyond a été joué dans une église à Chicago et à Basel Liste 06 (Galerie Kirkhoff).


Together with his brother, Jason Ajemian, who is a jazz musician, Lucas Ajemian has transcribed Black Sabbath’s Into the Void from 1971 to a new version of the song performed backwards. The song, performed in the Palais de Tokyo the 1st of march with classical musicians will be recorded on video and shown backwards and forwards in the module for a month. Besides the singles and the video, the score, which is printed on plexiglass with “glow in the dark” paper as background, and the original Black Sabbath cover will also be shown, with IKB as a reference to Klein’s work with voids. The project relates to the numerous accusations against heavy metal music’s deliberate inclusion of hidden, occult and satanistic messages, which stimulate people’s subconsciousness and debase morality among young people. By using classic instruments Ajemian elevates the song and plays on people’s fascination of meeting the sublime, seen as an opponent to the music’s supposed manipulating and degrading aspects. Into the Void describes a movement out in space away from the earth, which is marked by physical and mental decay to a new and better world where freedom rules. The journey into the void anonymizes and detaches the traveller from any connection with the surroundings. When Ajemian sings the song backwards he emphasizes the detachment from the context and a loss of language. The incomprehensible sounds create a new musical dialect, which still closely connected to the original adds a reflexive dimension. From Beyond has been performed before in a Church in Chicago and at Basel Liste 06 (Kirkhoff gallery).

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BERNADETTE GENÉE AND ALAIN LE BORGNE Unités élémentaires
05 AVR - 29 AVR

légende type
Bernadette Genée et Alain Le Borgne, Couvre-chefs, 2007 / Court. Artistes.

Depuis 1993, Bernadette Genée et Alain Le Borgne travaillent en lien direct avec des univers professionnels en apparence éloignés du monde de l'art. Les échanges qu'ils établissent avec le monde du cirque, de l'industrie textile, des comices agricoles ou même du Vatican aboutissent à une production artistique variée (installations, objets, photographies, vidéos, oeuvres sonores, performances, tableaux vivants, livres, ou expositions).

En 1998, les artistes se sont intéressés aux codes et usages des milieux militaires. Plusieurs années durant, ils ont établi de nombreux liens avec diverses personnes de l'Armée de Terre, de la Légion Étrangère ou de l'Hôtel National des Invalides : de nombreuses histoires se sont tissées entre les lieux, les objets et les mémoires. Divers documents, arrangements et images en témoignent sous la forme de représentations imprévues qui énoncent l'ambivalence de leur statut à la fois réel et symbolique.

Au Palais de Tokyo, cette relation au monde militaire est mise en scène dans différents espaces d'exposition. Dans une première galerie est présenté Couvre-chefs , un ensemble de soixante-dix-huit photographies de képis retournés. Les effets personnels des militaires qui y sont cachés dévoilent leur intimité et l'envers de leurs relations entre identité personnelle et unité collective. L'arrangement d'images fait apparaître de petits théâtres intimes et personnels comme une pensée suspendue au-dessus de leurs têtes, un défilé intérieur.

Le deuxième espace présente un corpus de films militaires et de vidéos réalisées par les artistes. Aubade , Sortilèges et Je crèche derrière le musée , tournées avec la participation de la Légion Etrangère , évoquent chansons, poèmes et crèches de Noël. Simultanément, la programmation de films extraits des archives de l'ECPAD (Etablissement de Communication et de Production Audiovisuelle de la Défense), sélectionnés par les artistes, présente des militaires pratiquant des activités parallèles, par nature étrangères au combat. Apparaissent, en marge des guerres, des occupations qui relèvent de la culture et de la vie des hommes, en rupture avec ce que l'on imagine être leurs missions habituelles.

Pour la soirée de vernissage, un groupe de légionnaires vient chanter des chants de marche a capella.

Bernadette Genée [1949]
Alain Le Borgne [1947]
Vivent à Concarneau et Paris.

Cette exposition à été réalisée en partenariat avec :
COMLE (Commandement de la Légion Étrangère), et l'ecpad (Établissement de Communication et de Production Audiovisuelle de la Défense).


Since 1993, Bernadette Genée and Alain Le Borgne have been working in direct contact with professional contexts that appear far removed from the world of art. The exchanges they established with the worlds of the circus, the textile industry, agricultural shows or even the Vatican have resulted in installations, objects, photographs, videos, sound works, performances, tableaux vivants , books, or exhibitions.

In 1998 the artists became interested in the codes and customs practised in military circles. Over the course of several years, they established numerous relationships with people in the Army, in the French Foreign Legion, or with pensioners at the Hôtel National des Invalides, and gradually became intimately connected to these communities and their many stories, objects and memories. Through their production of documents, installations and images, the artists create representations of ambivalent status, both real and symbolic.

At the Palais de Tokyo, Genée and Le Borgne's relationship with the military manifests itself in different exhibition spaces. In the first gallery is Couvre-chefs [Headgear] (2007), a new set of seventy eight photographs of upside-down kepis or military caps. The personal effects of the servicemen that are hidden there reveal private choices and activate a personal identity within a collective unit. The images function like small theatrical moments, and seen together, they form an invisible and intimate military procession.

The second space presents a two-part video piece, Elementary Units . On one side, Aubade [Dawn Serenade] (2000), Sortilèges [Magic Spells] (2001) and Je crèche derrière le musée [I hang out behind the museum] (2002) feature men from the Foreign Legion singing songs, reciting their poems, or making Christmas crèches. Alongside them is a selection of films from the archives of the ecpad (Etablissement de Communication et de Production Audiovisuelle de la Défense - Defence Ministry Audiovisual Communication and Production

Office) chosen by the artists, showing servicemen carrying out parallel activities far removed from combat. Together, the projections reveal the culture and the life of these men, in the margin of wars, and allow for the imaginary to cross paths with the real.

On the evening of the official opening, a group of Foreign Legion soldiers sing a capella marching songs at the Palais de Tokyo.

Bernadette Genée / [1949]
Alain Le Borgne / [1947]
Live in Concarneau and Paris.

Partners : COMLE (Commandement de la Légion Etrangère - Foreign Legion High Command), and ecpad (Etablissement de Communication et de Production Audiovisuelle de la Défense - Defence Ministry Audiovisual Communication and Production Office).


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ADRIANA GARCIA GALAN
03 MAI - 03 JUIN


Adriana Garcia Galan, artiste d’origine colombienne, réalise depuis quelques années un travail à la fois ludique et politique. Elle s’intéresse particulièrement à la question du langage et au pouvoir des mots, qui sont à la base de toute communication dans la société actuelle et un outil de construction. Multimédia, vidéo, son ou performance, ses œuvres requièrent souvent la participation des spectateurs, inscrivant son travail dans un échange permanent.
“Programme de gouvernement” est une œuvre récente et inédite d’Adriana Garcia Galan. Sur fond de ciel bleu, deux « beat boxers » récitent respectivement le programme officiel de Ségolène Royal et de Nicolas Sarkozy pour les élections présidentielles de 2007. Le « beat boxing » est un art urbain dont les protagonistes appartiennent le plus souvent aux cultures rap et hip hop – cultures traditionnellement assez critiques à l’égard de la classe politique. Le discours politique est ici transformé en rythmes et en images, générant un nouveau point de vue sur la question du pouvoir.

Adriana Garcia Galan [1977]
Vit et travaille à Paris

Beat boxers :
Faty, David-x

Remerciements :
Santiago Caicedo, Sonia Levy, Bruno Persat


Adriana Garcia Galan, a Colombian artist, has developed a body of work that is playful and political. She is particularly interested in the question of language and in the power of words, both the basis of any communication in modern society and tools of its construction. Multimedia, video, sound or performance, her works often require the participation of the public, placing her work in a permanent exchange.
“Programme de gouvernement” [Government Program] is a new work by Adriana Garcia Galan. With a perfectly blue sky as a background, two « beat boxers » recite the official agenda of Ségolène Royal and of Nicolas Sarkozy for the 2007 presidential elections. « Beat boxing » is an urban art whose characters are mostly part of the rap and hip hop cultures – cultures traditionally critical towards the political class. The political discourse is here transformed into rhythms and images generating a new point of view on power.

Adriana Garcia Galan [1977]
Lives and works in Paris

Beat boxers:
Faty, David-x

Special thanks:
Santiago Caicedo, Sonia Levy, Bruno Persat

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LONNIE VAN BRUMMELEN & SIEBREN DE HAAN
03 MAI - 03 JUIN



Le duo d'artistes néerlandais Lonnie van Brummelen et Siebren de Haan s'intéresse par divers biais formels à des questions d'ordre politique, qui vont du statut de l'artiste aux conséquences économiques du ralliement d'un pays à l'Union Européenne. Leurs travaux touchent aussi bien à la photographie, à l'écriture, au film, en passant par des installations ; ils opèrent également un travail curatorial. Engagés, les artistes se posent de manière récurrente la question de l'institutionnalisation, celle de l'art en particulier, reliant ainsi éthique et esthétique.
Pour leur nouveau projet, ambitieux et inédit en France, les artistes ont voyagé de la Pologne au Nigeria afin de faire des recherches sur le coût du sucre dans le monde. Intrigués par le prix dérisoire du sucre européen en dehors de l'Europe, ils ont décidé de renverser le flux de sucre en achetant l'excédent européen, bon marché, au Nigeria et en l'embarquant à nouveau pour l'Europe. Le résultat de cette véritable expédition, ”Monument en sucre”, est montré au Palais de Tokyo sous la forme d'un film 16mm, de sculptures en sucre et d'une publication retraçant tout le processus de réalisation des œuvres.
Lonnie van Brummelen [1969]
Siebren de Haan [1966]
Vivent et travaillent à Amsterdam, actuellement en résidence à Paris

The Dutch artistic duo Lonnie van Brummelen and Siebren de Haan use photography, writing, film and installations to explore political questions, ranging from the status of the artist to the economic consequences experienced by a country joining the European Union. They also carry out curatorial work. The artists consistently raise political questions about the institutionalisation, particularly of art, thereby linking ethics and aesthetics.
For their ambitious new project, shown here for the first time in France, the artists have travelled from Poland to Nigeria researching the cost of sugar in the world. Intrigued by the derisory price of European sugar outside Europe, they decided to reverse the flow of sugar by buying the European excess cheaply in Nigeria and shipping it back to Europe. The result of this expedition, Monument en sucre [Monument of Sugar], is shown at the Palais de Tokyo with a 16mm film, sculptures made of sugar and a publication that follow the whole process of making the works.
Lonnie van Brummelen [1969]
Siebren de Haan [1966]
Live and work in Amsterdam, currently in residence in Paris

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Cette exposition bénéficie du soutien de :








JEUDIS /


Giuseppe Pinot-Gallizio, La Caverne de l’antimatière, 1958-59,
vue de l’installation à la galerie René Drouin (Paris) en 1959

La caverne de l’antimatiEre
A propos de Guy Debord et Pinot-Gallizio, par Laurent Jeanpierre
About Guy Debord and Pinot-Gallizio, by Laurent Jeanpierre
08 FEV 2007 - 19h30

La navigation fut toujours un art difficile

Premier rapport de la Société Nécronautique Internationale, par Tom McCarthy,
secrétaire général de l’INS
First report of the International Necronautical Society by Tom McCarthy,
general secretary of the INS

15 FEV 2007 - 19h30

Second Life

Un clic vers l’autre-monde, avec Alain Della Negra et Kaori Kinoshita
A clic away from the after-world, with Alain Della Negra and Kaori Kinoshita
22 FEV 2007 - 19h30

From Beyond
Lucas et Jason Ajemian dirigent Black Sabbath à l’envers pour un orchestre
de chambre
Lucas and Jason Ajemian conduct Black Sabbath backwards for a chamber
orchestra

01 MAR 2007 - 20h30

AntimatiEre
Une conférence de Christophe Galfard, physicien théoricien
A talk on antimatter by Christophe Galfard, physicist
08 MAR 2007 - 19h30

Thanatotactics
Les techniques de combat en espace urbain de Tsahal commentées par
Eyal Weizman, directeur de l’unité d’architecture prospective de l’université
de Londres
Eyal Weizman, architect, describes Tsahal’s urban space combat techniques
15 MAR 2007 - 19h30

Vie artificielle
Un éclairage sur la notion de vie artificielle par Claude Lattaud, mathématicien
A talk on the notion of artificial life by mathematician Claude Lattaud
22 MAR 2007 - 19h30

Antipodes
Retour d’Inde avec les artistes du Pavillon du Palais de Tokyo
Return from India with Palais de Tokyo’s artists of the Pavillon
29 MAR 2007 - 19h30

Split-screen

YouTube Battle
05 AVR 2007 - 20h00 / 24h00

Jabberwocky
Les backward tapes , des Beatles à Black Sabbath, en passant par Lewis Carroll,
par Pacôme Thiellement, écrivain
Backward tapes, from the Beatles to Black Sabbath, through Lewis Carroll,
by Pacôme Thiellement, writer

12 AVR 2007 - 19h30

boxon / noxod
Les membres de la revue BoXoN revisitent A travers le miroir, avec Julien
d’Abrigeon, Cosima Weiter, Georges Hassomeris, Sophie Nivet, Cyrille Bret,
Thomas Braichet
The members of the Boxon collective reinterpret Through the looking-glass
19 AVR 2007 - 19h30

DopPelganger
Twin Falls Idaho de Michael Polish précédé d’une conférence du professeur
David Cohen, psychiatre
A talk on split personality by professor David Cohen, followed by Michael Polish’s
Twin Falls Idaho

26 AVR 2007 - 19h30

Le bordel de Ledoux
Jean-Claude Lebensztejn à l’occasion de la parution de son livre éponyme
aux éditions Kargo/Amsterdam
Jean-Claude Lebensztejn, on his book to be published by Kargo/Amsterdam
03 MAI 2007 - 19h30 (reporté)


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partenaire palais de tokyo
Le Palais de Tokyo / site de création contemporaine /
13, avenue du Président Wilson
75116 PARIS
Tél. +33 1 4723 3886 & +33 1 4723 3886
fax + 33 1 4720 1531
www.palaisdetokyo.com

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