palais de tokyo, le programme






expositions /
actuellementt / now :
STEVEN PARRINO RETROSPECTIVE 1981 - 2004
Une rétrospective qui rassemble près d'une centaine d'œuvres de l'artiste

A retrospective that gathers nearly one hundred major works by the artist
BEFORE (PLUS OU MOINS)
Une exposition d'artistes qui ont influencé Steven Parrino

An exhibition of artists who influenced Steven Parrino
BASTARD CREATURE
Une relecture de deux expositions dont Steven Parrino a été le commissaire (1999 et 2003)

Based on two exhibitions curated by Steven Parrino (in 1999 and 2003)




PROJETS SPÉCIAUX /
actuellement / now :
FENÊTREs
Olivier Mosset invite Amy Granat à projeter des films sur une des fenêtres du Palais de Tokyo



MODULES /
actuellement / now :
les artistes du pavillon
bientôt
/ soon
:
carte blanche au commissariat : lucas lenglet
claire fontaine
archives /archives :
ADRIANA GARCIA GALAN
LONNIE VAN BRUMMELEN & SIEBREN DE HAAN




jeudis /
bientôt / soon :
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archives / archives :
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expositions /


Durant près de trois décennies Steven Parrino a renoué un lien vital avec le principe prétendument dépassé de "radicalité". Au début des années 1980, alors que la sentence publique proclamait la mort de la peinture, plutôt que de se joindre aux funérailles, Parrino prit le parti de la nécrophilie. Entre ses mains, les techniques issues de l’appropriation se firent délictueuses, un moyen pour lui d’incarner de manière convulsive l’effondrement du récit des avant-gardes. Non pour projeter une image distancée de cet échec historique, mais pour produire une matérialisation visuelle brute de ses effets. Ni nostalgiques ni cyniques, ses peintures monochromes froissées, ses films et performances, ses photocollages et travaux sur papier réalisés avec des matériaux aussi chargés de sens que peuvent l’être l’émail industriel, le sang ou les paillettes, procèdent plus des peintures noires de Frank Stella et de son credo "ce que vous voyez est ce que vous voyez" que de toute tradition post-pop distancée. Et encore, précisons, pas de n’importe quels tableaux noirs de Stella, mais plus spécifiquement de Arbeit Macht Frei (1958) et Die Fahne Hoch (1959). Aux yeux de Parrino, ces toiles n’étaient pas "noires" pour rien…

Au noir de Stella, il faut encore ajouter l’argent des tableaux de désastre de Warhol (1963). Tout comme les toiles monochromes froissées de l’artiste, qui évoquent la carrosserie d’une voiture après un accident, les dessins de Parrino s’appropriant des images issues de sous-cultures 'biker', no-wave et punk, de la bande dessinée ou de manchettes de tabloïds, sont autant de "signes évidents d’une violence servie à froid" (Robert Nickas). La rétrospective du Palais de Tokyo comporte près d’une centaine d’œuvres réparties en trois espaces distincts. Tout d’abord, une sélection importante d’œuvres "figuratives" des années 80 et du début des années 90 met en exergue la fascination de Parrino pour la surface infiniment glamour, volontairement bête et méchante, de la contre-culture américaine. La partie centrale de la rétrospective s’inspire des grandes expositions de peintures réalisées par l’artiste tout au long de sa carrière, et réunit nombre de ses toiles les plus emblématiques, tel que Slow Rot (1988), un tableau "peint" avec de l’huile de vidange, ou Stockade (1989), qui prend la forme d’un pilori. Enfin, est présenté un choix des dernières œuvres de Parrino, où s’installe un dialogue avec la figure de Smithson, nourri de science fiction apocalyptique et de carnavalesque satanique.

"La radicalité vient du contexte et pas nécessairement de la forme, écrit Parrino. Les formes sont radicales dans la mémoire, en perpétuant ce qui fut radical autrefois par l’extension de leur histoire. L’avant-garde laisse un sillage et, mue par une force maniériste, elle poursuit son avance. Même dans la fuite, nous regardons par-dessus notre épaule et approchons l’art par intuition plutôt que par stratégie. Vu sous cet angle, l’art est plus culte que culture". Fabrice Stroun, Conservateur associé, Mamco, Genève, et commissaire invité.


For close to three decades, the work of Steven Parrino has represented a vital link to the supposedly obsolete idea of radicality. Back in the early eighties, when the word on the street pronounced painting dead, rather than join the flock of mourners, Parrino took a shot at necrophilia. In his hands, appropriationist strategies became a kind of black ops technique, a means to convulsively incarnate the historical breakdown of avant-garde narratives. Not to provide a critically laden image of ideological collapse at a distance, but to produce a raw, visual materialization of its effects. Neither nostalgic nor cynical, his "misshapen" and gutted monochrome paintings, performance-based films, photo-collages and works on paper made with such loaded materials as engine enamel, blood and glitter, owe more to Stella’s Black Paintings’ "what you see is what you see" credo than to any post-pop tradition of cultural intervention. And just not any of Frank Stella’s Black Paintings, but specifically: Arbeit macht frei (1958) and Die Fahne Hoch (1959). As far as Parrino was concerned, these works were not called "black" for nothing.

To Stella’a black one must also add the silver of Warhol’s disaster paintings (1963). Just as in his "figurative" drawings using motifs appropriated from biker, no-wave, punk rock, and comic book culture, Parrino’s "misshapen" canvasses – monochrome paintings wrenched from their stretchers before being stretched back, distorted, in a supremely frozen gesture–, suggest, in Robert Nickas’ words, "the crumpled body of a car after an accident (...) a clear sign of violence being served cold." The retrospective at the Palais de Tokyo gathers about one hundred works shown in three distinct spaces. First, a selection of early painting and works on paper brings to the fore Parrino’s fascination with the "dumb" and glamorous surface of America’s counterculture. The central part of the retrospective takes its cue from the large painting exhibitions that Parrino staged throughout his career. It includes many of the artist’s most emblematic works, such as Slow Rot (1988) a painting doused in motor oil and Stockade (1989) an abstract shaped canvas that mimics the structure of the eponymous public torture instrument. Finally, a selection of recent works highlights Parrino’s dialogue with the figure of Smithson, and includes models for yet unrealized large-scale sci-fi inspired earthworks such as Study for a model of the Universe to be placed in the Forbidden Zone (2003).

Parrino writes, "Radicality comes from context and not necessarily form. The forms are radical in memory, by way of continuing the once radical, through extensions of its history. The avant-garde leaves a wake and, through mannerist force, continues forward. Even on the run, we sometime look over our shoulders, approaching art with intuition rather than strategy. Art of this kind is more cult than culture". Fabrice Stroun, associate curator, Mamco, Geneva and guest curator.
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"Les cinquante dernières années de la culture américaine nous sont décrites dans le travail de Steven Parrino, des ‘hipsters’, ‘hot rods’, queens grotesques et motards des années 40-50 aux hippies, fans de Harley, stars du porno et punks des années 60-70, jusqu’à leur ré-émergence aujourd’hui." (Robert Nickas)

Empruntant à toutes les formes de la culture américaine (motards, super héros, musique punk, films d’horreur, etc.), l’art de Steven Parrino conserve un lien fort avec l’histoire de l’art moderne, notamment de l’avant-garde américaine d’après-guerre. Les sources de la force expressive de Steven Parrino, du drame perpétuel en train de se produire, de cette radicalité chromatique, de cette extrême violence au pouvoir destructeur, se retrouvent dans les œuvres d’artistes aussi divers que Andy Warhol, Vito Acconci, Robert Smithson et bien d’autres. Ses couleurs fétiches, noir et argent, sont les couleurs des Harley Davidson, des amplis de guitare, des lunettes de soleil (que Parrino portait même la nuit), mais aussi celles des peintures de Frank Stella ou encore des matériaux industriels, comme l’acier ou la laque, utilisés par Donald Judd dans ses travaux.

La démarche de Steven Parrino dans sa recherche d’une peinture réaliste conçue en tant qu’objet ou fait réel, peut être interprétée comme une nouvelle forme de "réalisme", dans la tradition des artistes américains d’après-guerre. "Le réalisme a été redéfini depuis Courbet comme étant passé de la représentation de la réalité du jour à la définition de l’objet dans le monde réel. La subjectivité consiste en l’acte de sélectionner et n’a rien à voir avec les mélodrames de l’imagination/désir, seulement avec les faits" disait Parrino. L’artiste a choisi de s’inspirer de ses prédécesseurs afin de donner une nouvelle direction à la peinture au moment le plus critique, où tout le monde proclamait sa mort.

Before (plus ou moins) regroupe certaines pièces clés dans la formation de l’univers esthétique de Steven Parrino. Composé de pièces historiques des années 1960/1970 – comme la série Electric Chair d’Andy Warhol, une pièce monochrome en acier inoxydable de la série Progression de Donald Judd (réalisée entre autres avec de la peinture-laquée de Harley Davidson), la vidéo Claim Excerpts de Vito Acconci, ou encore les vidéos Rundown et Swamp de Robert Smithson, mais aussi les Stella Black Paintings de Sturtevant ou le film Invocation of My Demon Brother de Kenneth Anger, Before (plus ou moins) dessine un paysage d’influences multiples et entrecroisées qui met en évidence la fascination de Steven Parrino pour le monochrome, son usage immodéré de la ré-appropriation et sa conception de l’œuvre comme surface de projection et d’association libre.

Vito Acconci, Kenneth Anger, Donald Judd, Robert Smithson, Frank Stella, Sturtevant, Andy Warhol.

"One passes through the last fifty years of American culture in the work of Steven Parrino, from the hipsters, hot rods, grotesque queens and bikers of the 1940s/50s to the hippies, Harleys, porn stars and punks of the 60s/70s, to their re-emergence today." (Robert Nickas)
Borrowing from all forms of American culture (bikers, super heroes, punk music, horror films, etc.), the art of Steven Parrino retains a strong link with the history of modern art, in particular the post-war American avant-garde. The sources of Parrino’s œuvre – its expressive strength, its constantly unfolding drama, its chromatic radicalism, the extreme violence of its destructive power – appear in the works of artists such as Andy Warhol, Vito Acconci, Robert Smithson and many others. His fetishized colours, black and silver, are the colours of Harley Davidsons, guitar amplifiers, sunglasses (which Parrino used to wear even at night), but also those of Frank Stella’s paintings or of the steel or industrial paint used by Donald Judd.

Steven Parrino’s approach in his search for a realist painting, conceived as a real object or fact, can be interpreted as a new form of "realism", in the tradition of post-war American artists. "Realism has been redefined since Courbet, from representing the reality of the day to defining the object in the real world, real time. Subjectivity is selection (the clean edit) and does not deal with the melodramas of fantasy, just the facts," Parrino used to say. The artist chose to draw his inspiration from his predecessors in order to give painting a new direction at the most critical moment, when everyone was proclaiming its death.

Before (plus ou moins) brings together some key pieces in the formation of Steven Parrino’s aesthetic universe. Composed of historical works from the 1960s and 1970s – like Andy Warhol’s Electric Chair series, a monochrome stainless steel piece from Donald Judd’s Progression series (made among other things with Harley Davidson’s lacquered paint), the video Claim Excerpts by Vito Acconci, or the videos Rundown and Swamp by Robert Smithson, but also Sturtevant’s Stella Black Paintings or Kenneth Anger’s film Invocation of My Demon Brother – Before (plus ou moins) maps out a landscape of multiple, intertwined influences that highlights Parrino’s fascination with the monochrome, his regular use of reappropriation and his conception of the work of art as a surface for projection and free association.

Vito Acconci, Kenneth Anger, Donald Judd, Robert Smithson, Frank Stella, Sturtevant, Andy Warhol.

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Steven Parrino n'a eu de cesse de briser les frontières. S'il a fait se croiser disciplines et médiums, il a également sollicité la collaboration de nombreux artistes. Reconnaissant l'importance de la nouvelle génération, il a soutenu sans discontinuer l'œuvre d'artistes en lesquels il croyait, collaborant avec eux, écrivant sur eux ou les invitant à participer à des expositions dont il était le commissaire. Bastard Creature rassemble les œuvres de cette communauté d'artistes qui continue de s'inspirer de Parrino et de son énergie.

Bastard Creature prend pour point de départ deux expositions organisées par Steven Parrino lui-même : Bastard Kids of Drella, part 9 (Le Consortium, Dijon, 1999) et The Return of the Creature (Künstlerhaus Palais Thurn und Taxis, Bregenz, 2003). En écho à son ouverture d'esprit, le Palais de Tokyo a décidé d'inviter les directeurs de ces deux institutions à rejoindre l'équipe curatoriale pour la préparation de Bastard Creature.

L'aura iconique de l'autoportrait photographique d'Andy Warhol d'un côté, la désinvolture glamour de Courtney Love à genoux photographiée par Michael Lavine de l'autre, posent le cadre de l'exposition. Entre les deux s'affichent rituels, violence, sexe, pop culture, gloire, beaux-arts, et nouveaux idéaux surgis des ruines d'une culture en décomposition. Le "trash" se heurte à l'esthétique formelle et révèle que l'un ne va pas sans l'autre.

Beau et laid, transparent et opaque, noir et coloré, une lutte des contraires sous-tend l'œuvre de Jutta Koether. Collaboratrice régulière de Parrino et de son projet musical Electrophilia, elle présente ici une toile noire mêlant divers matériaux. Autre collaboratrice, Amy Granat conçoit des films 16mm en boucle et ses Chemical Scratch Films (2003) sont nés de la destruction même du film. Amy O'Neill présente une nouvelle version de sa série Parade Float Graveyard, une roue de wagon en métal doré sur une plateforme tournante. Avec ses sculptures aux surfaces monolithiques lisses noires ou dorées, Mai-Thu Perret poursuit l'écriture d'un scénario qui intègre la notion d'un héroïsme contrarié.

Les œuvres de Chuck Nanney, Blair Thurman, Banks Violette et Richard Kern font plus directement référence à la pop culture et à ses héros déchus. La peinture de Nanney reconsidère le pop à l'aune du minimalisme ; les néons de Thurman évoquent les courses automobiles ; tandis que Violette propose un face-à-face entre deux plateformes noires et un télescopage de lumières fluorescentes, comme si une musique avait dépassé son point de rupture. Le film de Richard Kern, basé sur l'évocation de pratiques extrêmes, reflète la décadence et l'indécence de la culture underground du Lower East Side de New York.

Présentes dans l'œuvre de Steven Parrino, les qualités graphiques de l'image dépouillée jusqu'à sa pure essence sont également centrales dans l'œuvre de Gardar Eide Einarsson, qui, armé d'un pochoir et d'une bombe de peinture, couvre le mur d'une réplique de grillage. A une plus petite échelle, Richard Aldrich ramène la peinture à son potentiel graphique minimal. Les motifs et lignes courbes du dessin d'Elizabeth Valdez ont été créés pour la couverture de son album de bande dessinée Black Noise – une série d’albums à paraître, créés en souvenir de Parrino et produits par les artistes John Armleder, Mai -Thu Perret et Amy Granat. Les photocopies de Cinema Zero, collectif nomade lancé grâce au soutien et aux encouragements de Steven Parrino constituent des collages étranges qui servent aussi d'annonce aux événements organisés par le collectif. La vidéo FTW (for S.P.) est une collaboration faite au début 2005.

Comme leur ami et collaborateur Steven Parrino, tous ces artistes explorent les marges de la culture et tous croient dans le potentiel radical de l'art.

Richard Aldrich, Cineme Zero, Gardar Eide Einarsson, Amy Granat, Richad Kern, Jutta Koether, Michael Lavine, Chuck Nanney, Amy O'Neill, Mai-Thu Perret, Blair Thurman, Elizabeth Valdez, Banks Violette, Andy Warhol.

Steven Parrino broke many boundaries. While he brought together different disciplines and media, he also reached towards other artists. Parrino recognized the importance of the next generation and tirelessly supported the work of artists he believed in by collaborating with them, trading with them, writing about them, or inviting them to participate in exhibitions he curated himself. Bastard Creature gathers together this community of artists and presents works by those who continue to be inspired by Parrino and his spirit.

The starting points for Bastard Creature are two exhibitions curated by Steven Parrino himself: Bastard Kids of Drella, part 9 (Le Consortium, Dijon, 1999) and The Return of the Creature (Künstlerhaus Palais Thurn und Taxis, Bregenz, 2003). Echoing the artist’s own openness, the Palais de Tokyo has invited the directors of both institutions to join the Palais de Tokyo’s curatorial team in the preparation of Bastard Creature.

Bracketing the exhibition is the iconic aura of Andy Warhol and the reckless glamour of Michael Lavine. Contained within Warhol's photographic self-portrait and Lavine's photograph of a kneeling Courtney Love are ritual, violence, sex, pop culture, outlaw, celebrity, high art, and the creation of new ideals out of the ruins of a rotten culture. Trash collides with aesthetics, and each are revealed as necessary equals to the other.

This collapsing of opposites – beautiful/ugly, transparent/opaque, black/colourful – informs the work of Jutta Koether, a frequent collaborator with Parrino and his music project Electrophilia. In this exhibition, she presents a black painting and mixed media assemblage with glass chimes. Also a collaborator, Amy Granat creates 16mm films and installations that investigate the pure and basic qualities of light and sound. She made her Chemical Scratch Films (2003) by chemically altering the film strip material itself. Choosing to show recent work, Amy O’Neill presents the newest addition to her "Parade Float Graveyard" series, a sculptural installation of a wagon wheel rising out of a spinning platform. Mai-Thu Perret pursues her own storyline of undermined heroism by pairing desire with emptiness, and her sculptures give us slick monolithic surfaces in gold or black.

More direct references to pop culture and to its fallen heroes exist in works by Chuck Nanney, Blair Thurman, Banks Violette, and Richard Kern. Nanney’s painting folds pop into minimalism, Thurman’s neon references race cars, and Violette’s sculpture proposes a face-off between two black platforms and a collision of fluorescent lights, as if a musical moment reached beyond its breaking point. Traces of extreme acts reappear more explicitly in the film by Richard Kern, who captures the infamous underground culture of New York's Lower East Side.

The graphic qualities of an image stripped to its bare essence that appear in the work of Steven Parrino are also important to the work of Gardar Eide Einarsson, who covers a wall with a duplicated image of a chain-linked fence by using spray-paint and a stencil. At a smaller scale, Richard Aldrich strips painting to its minimal graphic potential. The curved patterns and lines in Elizabeth Valdez’s drawing were made for her Black Noise book, from an upcoming series of comic books created in Parrino’s memory produced by the artists John Armleder, Mai-Thu Perret, and Amy Granat. The photocopied pages by Cinema Zero, a nomadic collective that presents film/music/performance events, are cut-up collages that also serve as the event announcements. The collaborative video FTW (for S.P) was made in early 2005.

Like their friend and collaborator Steven Parrino, these artists pursue the extreme edges of culture and believe in the radical potential of art.

Richard Aldrich, Cinema Zero, Gardar Eide Einarsson, Amy Granat, Richad Kern, Jutta Koether, Michael Lavine, Chuck Nanney, Amy O'Neill, Mai-Thu Perret, Blair Thurman, Elizabeth Valdez, Banks Violette, Andy Warhol.
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projets spÉciaux /
fenÊtres
Depuis septembre 2006, Olivier Mosset intervient sur les fenêtres du Palais de Tokyo en adoptant la célèbre phrase d'Ellsworth Kelly : "Je suis bien plus interessé par les fenêtres entre les peintures que les peintures elles-mêmes".Ajoutant un nouvel élément, Olivier Mosset invite des artistes à projeter des films sur une des fenêtres, l'écran devenant visible depuis l'avenue.Pour LA MARQUE NOIRE, l'artiste américaine Amy Granat présente The Saints (2006-2007), une série de six films 16mm qu'elle a réalisé en collaboration avec les artistes Fia Backström, Jutta Koether, Amy O'Neill, Mai-Thu Perret et Angel Turner.

Since September 2006, Olivier Mosset has intervened on the windows of the Palais de Tokyo by adopting Ellsworth Kelly's famous quote, "I'm more interested in the windows between the paintings than the artworks themselves."Adding a new component, Mosset invites artists to project films on one of the windows, for screenings that are visible from the street.For LA MARQUE NOIRE, New York artist Amy Granat presents The Saints (2006/2007), a series of six 16mm films she made in collaboration with artists Fia Backström, Jutta Koether, Amy O'Neill, Mai-Thu Perret et Angel Turner.
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modules /
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3 MAI - 3 JUIN


Adriana Garcia Galan, artiste d’origine colombienne, réalise depuis quelques années un travail à la fois ludique et politique. Elle s’intéresse particulièrement à la question du langage et au pouvoir des mots, qui sont à la base de toute communication dans la société actuelle et un outil de construction. Multimédia, vidéo, son ou performance, ses œuvres requièrent souvent la participation des spectateurs, inscrivant son travail dans un échange permanent.
“Programme de gouvernement” est une œuvre récente et inédite d’Adriana Garcia Galan. Sur fond de ciel bleu, deux « beat boxers » récitent respectivement le programme officiel de Ségolène Royal et de Nicolas Sarkozy pour les élections présidentielles de 2007. Le « beat boxing » est un art urbain dont les protagonistes appartiennent le plus souvent aux cultures rap et hip hop – cultures traditionnellement assez critiques à l’égard de la classe politique. Le discours politique est ici transformé en rythmes et en images, générant un nouveau point de vue sur la question du pouvoir.

Adriana Garcia Galan [1977]
Vit et travaille à Paris

Beat boxers :
Faty, David-x

Remerciements :
Santiago Caicedo, Sonia Levy, Bruno Persat



Adriana Garcia Galan, a Colombian artist, has developed a body of work that is playful and political. She is particularly interested in the question of language and in the power of words, both the basis of any communication in modern society and tools of its construction. Multimedia, video, sound or performance, her works often require the participation of the public, placing her work in a permanent exchange.
“Programme de gouvernement” [Government Program] is a new work by Adriana Garcia Galan. With a perfectly blue sky as a background, two « beat boxers » recite the official agenda of Ségolène Royal and of Nicolas Sarkozy for the 2007 presidential elections. « Beat boxing » is an urban art whose characters are mostly part of the rap and hip hop cultures – cultures traditionally critical towards the political class. The political discourse is here transformed into rhythms and images generating a new point of view on power.

Adriana Garcia Galan [1977]
Lives and works in Paris

Beat boxers:
Faty, David-x

Special thanks:
Santiago Caicedo, Sonia Levy, Bruno Persat

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3 MAI - 3 JUIN



Le duo d'artistes néerlandais Lonnie van Brummelen et Siebren de Haan s'intéresse par divers biais formels à des questions d'ordre politique, qui vont du statut de l'artiste aux conséquences économiques du ralliement d'un pays à l'Union Européenne. Leurs travaux touchent aussi bien à la photographie, à l'écriture, au film, en passant par des installations ; ils opèrent également un travail curatorial. Engagés, les artistes se posent de manière récurrente la question de l'institutionnalisation, celle de l'art en particulier, reliant ainsi éthique et esthétique.
Pour leur nouveau projet, ambitieux et inédit en France, les artistes ont voyagé de la Pologne au Nigeria afin de faire des recherches sur le coût du sucre dans le monde. Intrigués par le prix dérisoire du sucre européen en dehors de l'Europe, ils ont décidé de renverser le flux de sucre en achetant l'excédent européen, bon marché, au Nigeria et en l'embarquant à nouveau pour l'Europe. Le résultat de cette véritable expédition, ”Monument en sucre”, est montré au Palais de Tokyo sous la forme d'un film 16mm, de sculptures en sucre et d'une publication retraçant tout le processus de réalisation des œuvres.
Lonnie van Brummelen [1969]
Siebren de Haan [1966]
Vivent et travaillent à Amsterdam, actuellement en résidence à Paris


The Dutch artistic duo Lonnie van Brummelen and Siebren de Haan use photography, writing, film and installations to explore political questions, ranging from the status of the artist to the economic consequences experienced by a country joining the European Union. They also carry out curatorial work. The artists consistently raise political questions about the institutionalisation, particularly of art, thereby linking ethics and aesthetics.
For their ambitious new project, shown here for the first time in France, the artists have travelled from Poland to Nigeria researching the cost of sugar in the world. Intrigued by the derisory price of European sugar outside Europe, they decided to reverse the flow of sugar by buying the European excess cheaply in Nigeria and shipping it back to Europe. The result of this expedition, Monument en sucre [Monument of Sugar], is shown at the Palais de Tokyo with a 16mm film, sculptures made of sugar and a publication that follow the whole process of making the works.
Lonnie van Brummelen [1969]
Siebren de Haan [1966]
Live and work in Amsterdam, currently in residence in Paris

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Cette exposition bénéficie du soutien de





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07 JUIN - 01 JUILLET



Alex Cecchetti, Duvier del Dago, Mati Diop, Manu Laskar, Jaime Lutzo, Cova Macias, Denis Savary, Jean-Luc Vincent
Artiste invité : Alain Declercq

Dans le cadre des modules du Palais de Tokyo, les artistes du Pavillon, session 2006-2007, proposent une série de confrontations sous forme de dialogue et de regards croisés sur leur expérience commune. Deux jeudis du mois de juin sont consacrés à la présentation des œuvres de deux artistes résidents qui s'appréhendent comme une réaction, une confrontation ou comme la possible construction d'un espace entre deux propositions.
Issus de six pays différents, les résidents de cette promotion ont des pratiques très diverses et des « terrains de jeu » distincts. Cette série d'expositions présente le fruit des recherches élaborées lors de leur résidence à Paris et de leur workshop en Inde en janvier 2007.
Le Pavillon est le laboratoire de création du Palais de Tokyo à Paris. Il a été crée par l'artiste Ange Leccia qui le dirige depuis son ouverture en 2001. Le Pavillon accueille chaque année dix jeunes artistes et curateurs recrutés à l'issue d'un concours international parmi plus de 300 candidats. La durée du programme est de huit mois. Les projets de travail proposés aux résidents, expositions, publications, workshop en France ou à l'étranger sont placés sous la responsabilité d'un artiste ou critique invité qui en accompagne le déroulement.
Le Pavillon est un lieu d'échanges entre les artistes du programme et le foyer d'une réflexion sur les pratiques et les enjeux de l'art aujourd'hui. Dans le même temps, c'est un lieu d'inscription immédiate de leur pratique dans le champ de l'art. En ce sens, les artistes recrutés sont de jeunes professionnels et leur démarche peut être enrichie au contact de nouvelles expériences. Enfin, si l'activité artistique repose en général sur l'affirmation d'une démarche individuelle, singulière et identifiable, le Pavillon génère un questionnement collectif et favorise l'élaboration d'une relation de travail entre les artistes du groupe.

Alex Cecchetti, Duvier del Dago, Mati Diop, Manu Laskar, Jaime Lutzo, Cova Macias, Denis Savary, Jean-Luc Vincent
Invited artist: Alain Declercq

In the framework of the Palais de Tokyo modules, the artists of Le Pavillon, 2006-2007 season, are offering a series of confrontations in the form of a dialogue and an exchange of views about their shared experience. Two Thursdays in June will be devoted to presenting the works of two artists in residence, works that see themselves as a reaction, a confrontation or the possible construction of a space between two proposals.
The residents involved in this initiative come from six different countries, have very varied approaches and distinct “fields of play”. This series of exhibitions presents the fruits of the research carried out during their residency in Paris and their workshop in India in January 2007.
Le Pavillon is the Palais de Tokyo's creative laboratory in Paris . It was set up by the artist Ange Leccia who has run it ever since it opened in 2001. Every year Le Pavillon welcomes ten young artists and curators, recruited following an international competition attracting more than 300 candidates. The programme lasts eight months. The work projects suggested to the residents, exhibitions, publications, a workshop in France or abroad, are placed in the hands of an invited artist or critic who monitors their progress.
Le Pavillon is a place for exchanges between the artists on the programme and the focus for reflecting about the way art is practised today and the issues involved. At the same time it is a place where their practice will be immediately registered in the art field. In this sense, the artists recruited are young professionals, and their way of working can be enriched by contact with new experiences. And finally, while the artistic activity is generally based on the assertion of an individual, unique and identifiable approach, Le Pavillon generates a collective asking of questions and promotes the development of a working relationship between the artists in the group.

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05 JUILLET - 26 AOÛT



Lucas Lenglet, artiste néerlandais, présente au Palais de Tokyo une installation inédite et un livre d'artiste, conçu comme un satellite de l'exposition. L' “inaccessibilité“ et les “connecteurs hiérarchiques” sont des questions récurrentes dans le travail de l'artiste : comment l'architecture d'un lieu définit-elle sa sécurité et son accessibilité ? La question des moyens d'accès – des connecteurs – déborde le cadre
de la seule utilité : couloirs, portes ou escaliers sont autant d'éléments menant vers l'inconnu. Lucas Lenglet opère de manière générale une recherche formelle sur l'espace en utilisant ce dernier comme medium.
Structure de production d'expositions d'art contemporain, le commissariat a été fondé en 2006 par quatre artistes/commissaires : Fayçal Baghriche, Matthieu Clainchard, Dorothée Dupuis et Vincent Ganivet.
Le commissariat est une fédération basée sur la mutualisation des compétences des associations respectives de ses fondateurs, et qui entend concevoir, diffuser et soutenir des projets artistiques contemporains de qualité par le biais de stratégies hybrides faisant appel à un réseau tentaculaire,
en France mais aussi à l'international.

Lucas Lenglet [1972]
Vit et travaille à Amsterdam et Berlin


Lucas Lenglet, a Dutch artist, presents an installation, shown here for the first time, and an artist's book, devised as a satellite to the exhibition. The “Inaccessibility and the “Hierarchic Connectors” allude to a question that is recurrent in the artist's work: how does the architecture of a place define its security and its accessibility? The question of means of access – connectors – goes beyond the context of mere practicality : corridors, doors or stairs are so many elements leading to the unknown. As a rule Lucas Lenglet carries out formal research into the space, using it as a medium.
Le commissariat, a producer of contemporary art exhibitions, was founded in 2006 by four artists/curators: Fayçal Baghriche, Matthieu Clainchard, Dorothée Dupuis and Vincent Ganivet. It is a federation based on the skills developed by the associations its founders and it sets out to devise, disseminate and support high-quality contemporary artistic projects by means of hybrid strategies, calling on a tentacular network, in France as well as internationally.

Lucas Lenglet [1972]
Lives and works in Amsterdam and Berlin

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Cette exposition bénéficie du soutien de






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05 JUILLET - 26 AOÛT


Claire Fontaine est le pseudonyme d'un duo italo-britannique basé à Paris qui se définit comme un artiste ready-made : une singularité quelconque, à l'image des identités standards produites par le capitalisme contemporain. Au moyen de sculptures de livres en briques, d'enseignes lumineuses, de vidéos et de textes, Claire Fontaine poursuit des stratégies militantes et subversives, mais qui restent comme muettes et impuissantes, faute de pouvoir interrompre concrètement la logique des dispositifs de pouvoir. Seul demeure le défi d'une « grève humaine », la grève d'une subjectivité informe et indéfinissable compromettant tout mécanisme d'identification et de normalisation. Tout en ne provoquant aucune transformation sur le plan politique, l'art indique aux spectateurs l'urgence de prendre le relais et d'enclencher l'acte d'interruption et de révolte. Claire Fontaine n'est qu'une assistante dans ce processus.

Get Lost est une vidéo inédite qui a pour objet les fantasmes et les fantômes qui migrent dans notre imaginaire depuis les pages des magazines de mode. Ces visages artificiels et retouchés apparaissent
et disparaissent, accompagnés par une phrase tirée d'Hamlet répétée incessamment, “I did love you once”. Au sol, des photocopies d'un texte de 1999 du collectif Tiqqun dénoncent l'aliénation des relations contemporaines, et nous rappellent que nous faisons tous partie du même tissu libidinal, qu'il n'y a pas
de virginité possible au sein du régime capitaliste, et que les rapports de pouvoir passent toujours à travers les corps.

Claire Fontaine is the pseudonym of a British-Italian duo based in Paris who defines herself as a readymade artist: a “whatever singularity” born out of the standardization of identities produced by contemporary capitalism. With sculptures of brick-books, neon signs, videos, and texts, Claire Fontaine pursues militant and subversive strategies, albeit ones that appear mute and impotent, aware of the impossibility of creating real interruptions in the logic of power and the functioning of its concrete devices. What remains is the challenge of “human strike,” the strike of a formless and indefinable subjectivity that compromises any mechanism of identification and normalization. Unable to provoke any actual political transformations, art instead reveals the urgent necessity for its viewers to enact interruptions and revolt. Claire Fontaine is nothing but an assistant in this process.

Get Lost is a new video about the fantasies and phantoms that migrate into our imagination from the pages of fashion magazines. These artificial and enhanced faces appear and disappear, accompanied by
an endlessly repeated phrase from Hamlet, “I did love you once”. On the floor are photocopies of a 1999 text by the collective Tiqqun, which denounces the alienation of contemporary relations and remind us that we all belong to the same libidinal fabric, that inside capitalism virginity is not possible, and that power-relations always pass through bodies.
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jeudis /
Drapeau Noir sur No New York


Drapeau de pirates, pavillon forban de Ras de St Maure.
Dessin du XVIIIe siècle.


jutta koether
Performance de Jutta Koether, musicienne et artiste, membre du groupe Electrophilia de Steven Parrino.
Performance by Jutta Koether, artist and musician, member of Steven Parrino’s Electrophilia.
24 mai - 21h00

cinema zero
Cinema Zero a été créé à Brooklyn en 2004 avec l’aide et le soutien de Steven Parrino. Amy Granat, cofondatrice, en présente quelques films et performances.
Cinema Zero was founded in Brooklyn 2004 with the help and support of Steven Parrino. Amy Granat, co-founder, presents movies and a performance.
31 mai - 19h30

lydia lunch
Performance de Lydia Lunch, poétesse, chanteuse, actrice, égérie du mouvement No Wave. En partenariat avec le programme Périphérie du Marché de la Poésie.
A performance by Lydia Lunch, american poet, singer, actress, and muse of No Wave.
09 juin - 19h30

drapeau noir
L’anarchisme aujourd’hui. Avec Daniel Colson, auteur du Petit lexique philosophique de l’anarchisme de Proudhon à Deleuze.
Anarchism today, by Daniel Colson, author of a philosophical ABC of anarchism, from Proudhon to Deleuze.
14 juin - 19h30

black noise
Présentation de Black Noise, la série de livres-hommage à Steven Parrino. Avec John Armleder et Mai-Thu Perret.
Presentation of Black Noise, the series of tribute books to Steven Parrino, with John Armleder and Mai-Thu Perret.
21 juin - 19h30

peter saville
Rencontre avec Peter Saville, graphiste anglais, créateur de l’identité graphique de Factory Records (Joy Division, New Order,OMD…). Avec la participation de F7.
Lecture by Peter Saville, english graphic designer, well known for his work with Factory Records (Joy Division, New Order, OMD, …)
28 juin - 19h30

grafology
Vidéastes, graphistes et graffeurs investissent l’univers de Steven Parrino toute une soirée. En collaboration avec Paris Hip-Hop.
Videasts, graphic designers and graffiti artists hack in Steven Parrino’s universe.
05 juil - 18h00

du bruit
Une conférence illustrée sur la noise et le bruit, de la musique à la littérature, en passant par le cinéma, par Olivier Lamm.
A talk on noise in music, cinema and literature by Olivier Lamm.
12 juil - 19h30

merzbow
Concert live de Masami Akita, l’icône de la noise music. Avec K-oZ.
Live performance by Masami Akita, noise music icon. With K-oZ..
19 juil - 21h00
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